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15 septembre 2013

Comment devenir une équipe performante ?

Voici ce que l'on attend d'une équipe autonome:
  1. produire de la valeur ajoutée visible pour ses clients
  2. avoir un fonctionnement standardisé et réactif
  3. être responsable collectivement des résultats obtenus
  4. piloter son amélioration continue
C'est bien en renforçant le travail collaboratif de l'équipe et son engagement que l'on peut chercher à améliorer et optimiser sa performance sur les résultats produits et ses processus.

Alors que faut-il mettre en place ? Comment faire concrètement ?

1) Définir la mission et les processus de l'équipe
La formalisation des SIPOC (Supplier Input Process Output Customer, ou Fournisseurs Entrées Processus Sorties Clients) de l'équipe est indispensable et constitue la première brique.

2) Définir les indicateurs de résultats et de processus
Les attentes clients doivent s'accompagner d'un ou plusieurs indicateurs clés de performance (KPI de résultats). La sélection de ceux à améliorer est nécessaire: pour cela il faut identifier des KPI de processus sur lesquels agir, qui constituent de véritables leviers.

3) Mesurer les indicateurs de processus et identifier les écarts
La mesure permet de faire le point et de déterminer les zones de stabilité et les zones à améliorer. Ce sont les écarts qu'il faut renforcer. Une fois la liste des actions de progrès (LDAP) établie, il faut ensuite prioriser les sujets à traiter en utilisant la matrice 9 cases par exemple.

4) Mener les actions de progrès
L'utilisation de la roue du PDCA est préconisée pour mener les actions de progrès.

5) Standardiser
Il s'agit de formaliser ou modifier les standards impactés par les points durs (cf actions de progrès) pour qu'ils ne réapparaissent plus. Les nouveaux standards validés doivent ensuite être déployés (formation des exécutants).
Il est également indispensable de superviser les standards en vérifiant qu'ils sont applicables et appliqués, en les révisant périodiquement avec un système de gestion des standards. 
Il faut également s'assurer  que les compétences de l'équipe se renforcent au travers d'un système de gestion des compétences.

6) Animer l'équipe
La mise en place d'une animation structurée et périodique permet de piloter l'activité de l'équipe au quotidien et de traiter les points durs et problèmes.

7) Évaluer la performance de l'équipe
Des bilans réguliers et la mesure des indicateurs doivent impérativement s'inscrire dans la supervision générale de l'équipe, pour savoir où elle est et où elle va.

Synthèse
Viser la performance passe d'abord par la formalisation de l'existant, la mise en place d'indicateurs de résultats et de processus, mais surtout par des mesures périodiques permettant d'identifier des écarts constituant de véritables leviers et actions de progrès.
L'équipe performante, c'est avant tout l'équipe responsable et apprenante.

23 avril 2013

Un processus de progrès permanent

Quel est le but d'une entreprise ? Faire de l'argent bien entendu.
Si l'on se concentre seulement sur trois indicateurs clés, le pilotage d'une entreprise consiste à suive le bénéfice net, le rendement des investissements ainsi que la trésorerie.
Le bénéfice net est un indicateur absolu, insuffisant s'il est seul. La rentabilité des investissements apporte une vision relative entre l'argent gagné et celui investi. Mais les deux indicateurs sont insuffisants car encore faut-il des liquidités pour pouvoir investir: le troisième indicateur de pilotage est donc la trésorerie.
En résumé et pour simplifier, gagner de l'argent, c'est augmenter le bénéfice net, le rendement des investissements et la trésorerie.

Le problème réside dans le fait que ces indicateurs sont compréhensibles globalement mais qu'en est-il au niveau de l'opérationnel, le collaborateur qui oeuvre sur le terrain ? comment traduire cela en éléments concrets ?
Ces indicateurs sont en général vus de très loin pour les équipes opérationnelles. Posez-vous la question: "Dans mes actions quotidiennes à mon niveau, comment puis-je contribuer à faire augmenter ces 3 indicateurs ?" Aucune réponse ?
Cela signifie qu'une autre grille de lecture est nécessaire pour le terrain. 
Gagner de l'argent résonne alors avec "être productif". Mais comment savoir si une équipe mène des tâches productives ?

À un niveau opérationnel, voici 3 indicateurs importants dans l'univers industriel: le flux de production ou débit (rythme auquel le système génère de l'argent), les stocks et les dépenses de fonctionnement (l'argent que le système dépense pour transformer le stock en flux de production).
Le flux de production est bien mieux que suivre l'indicateur de production, car si l'on produit mais que l'on ne vend rien cela ne génère pas d'argent.
Les stocks représentent tout l'argent investi que le système veut vendre.
Les dépenses de fonctionnement représentent l'argent que le système dépense pour transformer les stocks en flux de production.
A noter que ces indicateurs évitent de se demander si un euro dépensé est une dépense ou un investissement.
Maintenant gagner de l'argent signifie augmenter le flux et réduire simultanément le stock et les dépenses de fonctionnement.

Le flux représente l'argent qui entre, le stock l'argent immobilisé, les dépenses de fonctionnement (pour qu'il y ait des produits à vendre) l'argent qui sort.

Qu'est-ce qu'une entreprise équilibrée ?
Dans le monde occidental, c'est une entreprise où la capacité des ressources est adaptée à la demande du marché.
S'il y a trop de ressources, les frais de fonctionnement font perdre de l'argent et les entreprises les réduisent pour se rééquilibrer en fonction du contexte fluctuant.
Ce raisonnement d'adaptation permanente est néfaste en réalité.
Ce n'est pas en réduisant les ressources que le stock diminue et que le flux augmente.
La cause est liée à ce que l'on appelle des "évènements dépendants" et des "fluctuations aléatoires".

Un processus de progrès permanent en 5 étapes
  1. identifier les goulots du système (ses contraintes)
  2. identifier comment exploiter les contraintes
  3. tout subordonner aux décisions de l'étape précédent la contrainte (en s'assurant que le rythme nominal est celui des contraintes)
  4. faire évoluer la capacité des contraintes
  5. quand les goulots se déplacent, revenir à l'étape 1 (en faisant attention que l'inertie ne devienne pas un contrainte du système)
L'application permanente de ce processus cyclique permet ainsi de mettre en évidence les maillons les plus faibles de la chaîne et de renforcer ainsi la résistance de celle-ci.
Cependant pour déclencher l'étape 1, un processus mental d'analyse des causes racines est indispensable.
L’étape 1 pose la question : quoi changer ?
Les étapes 2,3 et 4, vers quoi changer ? En ciblant le "comment"
L’étape 5, comment provoquer le changement ?

Etre le moteur du changement
Le manager est la personne capable de répondre à ces trois questions:
  • quoi changer ?
  • vers quoi changer ?
  • comment provoquer le changement ?
Ce sont les 3 savoir-faire fondamentaux des managers.

La résistance au changement existe et c'est la principale contrainte à faire lever pour faire évoluer une structure. Plusieurs niveaux existent:
1) "le problème est ailleurs !"
Tant que ce niveau n'est pas franchi, on parle a un mur
2) "expliquer que la solution proposée ne portera pas ses fruits !"
Si ce rempart n'est pas dépassé, la frustration l'emporte
3) "oui ... mais !"
Il y trop d'inconvénients
4) soulever les obstacles qui empêche l'application pratique.
Une fois ce cap passé, les personnes suivent, mais...
5) soulever les doutes sur la collaboration de tous.

Le but d'une entreprise est certes de gagner de l'argent, mais faire en sorte que le progrès permanent soit un processus embarqué nécessite une conduite du changement que doit soutenir le management pour atteindre ce but ultime.

17 mars 2013

Comment rendre le pouvoir aux employés, créateurs de valeur dans les entreprises ?


Pour être acteur du changement, il est important de connaître le point d'origine ainsi que le point d'arriver. En effet, pour tracer une droite entre A et B, il faut poser la mine du crayon sur le point A, tracer la ligne et arrêter le tracé une fois arrivé sur le point B. Les organisations et les projets qui mènent un changement doivent donc partir d'un bilan de situation, le point A. 
A noter que croire connaître le point A est une erreur s'il a été défini dans le passé. Il faut vérifier qu'il est toujours vrai et c'est bien pour cela que la stratégie doit être révisée à fréquence régulière.
Voici comment cela se passe dans les entreprises traditionnelles:
  • les dirigeants formulent la stratégie
  • le management intermédiaire traduit la stratégie en plan d'action
  • les opérationnels automatisent et optimisent le système pour le rendre le moins coûteux et le plus efficace

Cependant ce modèle historique n'est pas la panacée et d'autres modèles de management voient le jours et mettent l'homme au centre de l'entreprise, ce qui lui permet d'être plus performante.

Etape 1: l'heure du bilan et créer le besoin de changement
Pour établir un bilan, il est indispensable de tenir compte des forces vives du terrain.
En effet, établir une stratégie sur papier et espérer la faire appliquer simplement en la communicant par mail sans l'expliquer aux personnes concernées présente deux inconvénients fondamentaux:
  • le top management n'a pas forcément la bonne vision de la problématique à changer qui est mieux connue des opérationnels ?
  • la stratégie ne sera pas comprise et bien implémentée ?

Il est donc nécessaire de connaître le terrain et ses difficultés et d'impliquer les opérationnels pour construire la solution cible.
La stratégie d'implication met en évidence 3 types de personnes:
  • les convaincus (qui acceptent et veulent le changement)
  • les indécis (qui attendent de voir)
  • les réfractaires (qui s'opposent au principe même)

A cela vient s'ajouter la culture de l'excuse de ne pas faire, comme véritable frein, qui consiste à considérer que le problème actuel vient de l'extérieur et n'est pas contrôlable.

La méthode principale de cette étape consiste donc à observer le terrain,  interroger les opérationnels en pleine activité et mener des interviews ciblées.

Alors comment faire adhérer au changement ? Comment créer la culture du changement ?
Un mélange d'insatisfaction, de fierté et d'enthousiasme constitue probablement la potion pour y parvenir.

Etape 2: créer la culture du changement
Une fois le bilan dressé, il faut rassembler les personnes et construire une nouvelle cible en partageant la vision, ce qui est indispensable. La solution ne doit jamais être imposée mais émerger de manière collaborative comme consensus d'équipe. Le point B est maintenant fixé.
Partir du point A connu et partagé de tous pour aller vers le point B nouvelle cible définie sont les premières étapes préalables pour la transformation. 
Alors comment définir le chemin ? Comment ancrer la confiance nécessaire à la réussite ?
La confiance prend en compte 4 éléments:
  • la crédibilité
  • la fiabilité
  • l'intimité
  • les motivations personnelles
Créer un climat de confiance est un prérequis pour initier le changement. Pour cela créer une culture participative et transparente permet de construire un climat de confiance.
La transparence permet en effet :
  • de partager les objectifs
  • d'avoir des parties-prenantes engagées
  • répondre aux attentes natives de la génération Y
  • d'être d'égal à égal si l'on attend la transparence du client pour soutenir sa stratégie de croissance
  • de partager les informations
La transparence permet ainsi une grande visibilité, lisibilité de l'organisation mais présente aussi l'avantage de montrer les faiblesses du système, ce qui encourage à régler les difficultés.
Cependant apporter de la lumière dans le processus met en évidence que certains managers sont juste des passeurs d'informations et n'ont aucune autorité décisionnelle, ce qui les met en défaut et les décrédibilisent.

Etape 3 : se concentrer sur la zone de création de valeur et inverser la pyramide
Les entreprises pyramidales traditionnelles étouffent la zone de création de valeur, c'est-à-dire les employés. Les entreprises "commandement-contrôle" également appelées les entreprises "comment" (opposées aux entreprises "pourquoi") sont des structures qui ne permettent plus un développement centré sur les valeurs humaines.
Hors ce sont précisément c'est valeurs humaines qui permettent de mieux maîtriser les systèmes qui se sont complexifiés avec le temps, et elles permettent de simplifier les processus.
Le risque, c'est que les structures "corporate" ne comprennent pas que la "base" peut constituer une opportunité pour conduire des innovations.
Alors comment allier un système hiérarchique, structure formelle nécessaire à la discipline et la fiabilité dont ont besoin les organisations, et un système responsabilisant fondamentalement les employés pour qu'ils libèrent de la valeur ajoutée pour leurs clients ?
Trois axes permettent d'y parvenir:
  • les postes fonctionnels
  • la chaîne de commandement
  • les influenceurs

Axe "poste fonctionnel":
Le SSD (Smart Service Desk) est un système intelligent qui lie les employés et les fonctionnels. Un système de type ticket entre les deux concrétise les relations sur les types de demandes suivant: 
  • problème
  • demande de renseignement
  • demande de travail
Le système SSD présente l'avantage évident de la réactivité mais engendre aussi un volume de demande grandissant. Le second avantage de cette base d'information est de constituer un réservoir permettant d'analyser les causes profondes des problèmes remontés représentant un axe de progrès de l'entreprise en général.
Le SSD permet ainsi de rendre les postes fonctionnels proactifs, de catégoriser les problèmes et de traiter les problèmes récurrents, comme une procédure inadaptée, un problème de communication ou la mauvaise mise en oeuvre d'une procédure/processus par exemple.
L'outil SSD envoie ainsi un message fort: "les responsabilités ne sont pas déterminées par la position dans la hiérarchie".

Axe "chaîne de commandement":
Un système d'évaluation des managers à 360 degrés (top et down), anonyme mais avec des résultats publics permet de les investir réellement du pouvoir qu'ils doivent tenir.
Une évaluation complémentaire de volontaires collatéraux spontanés permet également de compléter l'évaluation des managers.
Mais un cadrage à l'évaluation est nécessaire pour ne pas pervertir le système en coalition ciblée grâce à un questionnaire fermé et non subjectif:
  • le manager vous permet-il d’accroître la valeur ajoutée ?
  • le manager vous aide-t-il à analyser un problème et identifier des solutions ?
  • le manager réagit-il et propose-t-il des solutions ?
  • le manager vous oriente-t-il vers des contacts qui peuvent vous aider ?
Ce système d'évaluation permet d'identifier ainsi les sphères d'influences à mettre au regard des zones de contrôle des managers.
Ce système de feedback permet de libérer l’énergie des sources créatrices de valeurs.
Mais pour aller plus loin, un système de feedforward (anonyme et complètement privé) permet d'identifier forces et faiblesses du manager pouvant servir de plan progrès individuel de celui-ci.
L'outil 360 degrés étendu envoie ainsi comme message puissant: "la valeur d'un manager se mesure à sa sphère d'influence, non à sa zone de contrôle hiérarchique"
Mais comment fédérer d'avantages le personnel pour exprimer ses réels besoins ? L'organisation de séminaires "perspectives" qui leur rendent la parole est probablement un bon moyen.

Etape 4: transférer la responsabilité du changement et redéfinir le rôle de la direction
Faire jouer un rôle important aux employés et leur permettre de transmettre leurs questions et problèmes au management pour les écouter n'est pas suffisant pour les responsabiliser suffisamment pour qu'ils soient acteurs du changement. En effet, tout afflue vers le top qui de fait, constitue le maillon indispensable et qui a toute puissance. 
Si vous coupez une patte à l'araignée, elle s'échappera et survivra. Si vous lui coupez la tête, elle meurt. C'est le risque ainsi pris  par les entreprises qui renouvellent leurs dirigeants. Chacun redéfinira la nouvelle culture qu'il va ensuite déployer en faisant table rase du passé.
Comment rendre pérenne l'autonomie organisationnelle en éliminant ce risque ?
L'exemple de l'étoile de mer Linckia a d'une part la capacité de vivre si elle perd une branche qui se régénérera et la branche sectionnée pourra régénérer une autre étoile de mer. Idéal pour un organisme vivant, non ? Et pour une organisation ?
Et pourquoi la direction ne pourrait pas poser à son tour les questions et problèmes à ses employés ? L'inversion de la pyramide vient aussi en inversant les questions dont les réponses et les solutions peuvent également venir des opérationnels, ce qui les met à contributions et renforce leur engagement envers l'entreprise.
Encore fait-il que cela soit une source de motivation pour eux.
Plus que sur la satisfaction qu'ont les gens d'accomplir leur travail, mais sans forcément plus, c'est en se concentrant sur la passion que les résultats peuvent aller plus loin.
Développer les passions des employés permet de libérer de l'énergie favorable à l'entreprise.
La création de communautés à thèmes spécifiques présidées par un élu est ainsi un moyen de cristalliser les employés autour de leurs passions.
En créant ainsi des communautés diverses et variées, certaines ont un lien avec les métiers ou des technologies de l'entreprise et ces communautés peuvent être sources d'innovation non structurées qui peuvent servir l'entreprise justement.

En synthèse, l’enchaînement de ces étapes itératives et successives est un long voyage qui transforme fondamentalement une entreprise de manière innovante.

Voici le témoignage passionnant du P-DG de HCLT

23 février 2013

Maîtriser la conduite du changement d'un projet

Pourquoi faire de la conduite de changement dans les projets ?
La conduite du changement est devenu un incontournable de la démarche projet. Ne pas raisonner "conduite du changement" du type "ça passe ou ça casse !" est aujourd'hui devenu suicidaire.
L'environnement bouge en permanence et nous oblige a réagir: exister demain c'est avant tout changer. La concurrence est telle que ne pas s'y intéresser et rester sur une stratégie historique ancienne rend cette stratégie elle-même obsolète. Dans ces conditions l'entreprise (ou partie) est vouée à être dépassée et donc disparaître.
Le changement est donc devenu une obligation dans le monde actuel dans lequel nous vivons. C'est exactement le même principe que la théorie des espèces de Darwin, appliqué au monde de l'entreprise où les systèmes de valeurs sont en mutation permanente.
Le changement est par conséquent une condition de survie.
Tout le monde s'accorde donc facilement sur les bien-fondés de ces principes généraux et sur le fait d'avoir une méthode de conduite du changement, encore faut-il savoir comment s'organiser au mieux, au juste nécessaire et le faire efficacement au bon moment.
La difficulté résulte du fait que les personnes sont d'accord sur le principe du changement lui-même, ce qu'elle ne veulent pas, c'est qu'on les change elles ! 

Quelles sont les étapes clés de la conduite du changement ?

  1. Réaliser un diagnostic des populations impactées par le changement
    • Identifier les populations et sommairement, leurs activités dans le processus actuel et dans la future cible
    • Les catégoriser avec des critères généraux (nombre, géo-localisation, langue) et des critères de perception du changement à venir sur deux axes (leur importance face au changement et leur perception du changement)
    • Identifier les populations dites "critiques", celles où un accompagnement sera plus important
  2. Identifier les changements en travaillant sur les axes possibles du changement (organisation, compétences, ...) pour chacune des populations retenues
  3. Formaliser la stratégie de la conduite du changement
    • Stratégie de communication
    • Stratégie de formation
    • Stratégie d'implication (pour faire adhérer les résistants identifiés et les impliquer dans la construction de la cible)
    • Stratégie d'organisation (qui nécessitera des actions du management s'il y a des changements profonds d'organisation)
    • Stratégie d'assistance (par exemple au lancement opérationnel)
    • Formaliser les objectifs et les indicateurs de performance de la conduite du changement et identifier les moyens de mesure. Par exemple grâce à des enquêtes de satisfaction post-démarrage
    • Estimer la charge de conduite du changement et établir un planning des actions de conduite du changement
  4. Déployer enfin la stratégie tout ou long du projet de construction ainsi qu'après le démarrage (mise en place ou mise en production) conformément au planning prévu 
A titre indicatif, la charge de la conduite dans un changement représente 10 à 20% du coût du projet.

la référence sur le sujet

6 juin 2012

Bien choisir les indicateurs

L'indicateur est un outil d'évaluation et d'aide à la décision.
A chaque objectif correspond une ou plusieurs indicateurs, indicateurs d'atteinte de résultat(s) ou de performance. Que l'objectif soit de niveau très élémentaire ou très macroscopique, avec tous les paliers intermédiaires, il devrait toujours être possible d'avoir sa représentation par au moins un indicateur.
Par défaut, l'indicateur le plus basique est l'indicateur binaire: objectif atteint ou objectif non atteint.
Il peut être nuancé par des niveaux intermédiaires et même embarquer son historique ou une tendance (future), ce qui le complexifie immédiatement. Quoi qu'il arrive, l'indicateur est une représentation synthétique, une sorte de résumé condensé visant à donner une information instantanée sur un élément précis.
Mais avant de l'enrichir au risque de le rendre illisible et incompréhensible, il est important de distinguer deux choses:
  • A quel objectif se raccroche l'indicateur ?
  • Suivant ce que l'indicateur montrera, quelles actions pourraient être engagées ?
En effet un indicateur sert à piloter avant tout, donc un changement d'état ou de seuil devra alerter pour la mise en place d'actions correctives. Tout son secret dépend de la fidélité qu'il a de représenter la réalité et de sa simplicité de compréhension.
Un ensemble d'indicateurs pourront être regroupés dans un référentiel d'indicateurs.
Les indicateurs clés de performance (ICP) ou Key Performance Indicator (KPI en anglais) représente des indicateurs d'aide à la décision. Ils sont utilisés dans des tableaux de bord de gestion principalement.
Il n'existe malheureusement pas de tableau de bord modèle universel, ils sont à construire comme les indicateurs en fonction des attentes de chacun, néanmoins voici quelques exemples d'indicateurs qui peuvent s'apparenter à des "standards", ils s'expriment généralement sous forme de ratios:
  • réalisé ou produit / prévu
  • consommé / disponible
  • délai moyen annoncé / délai moyen réel
  • nombre de pièce rebus / nombre de pièces fabriquées
  • part de marché
Les indicateurs prennent donc des formes différentes:
  • des ratios (pourcentages, ...)
  • des valeurs numériques pures (quantités, coûts, ...)
  • des tendances (donnant de l'information sur des évolutions)
Leurs représentations graphiques prennent également différentes formes:
  • des courbes
  • des histogrammes
  • des camemberts, ...
En conclusion, il faut accorder un temps à la réflexion et à la fabrication des indicateurs et tableaux de bord, en gardant à l'esprit que leurs productions aient une forte valeur ajoutée par rapport à la dépense occasionnée (en temps, énergie, coûts de réalisation).

3 juin 2012

Rôles et responsabilités, la matrice RACI

Fixer les responsabilités des uns et des autres fait parti de l'organisation préalable de tout projet. Sur quoi portent les responsabilités à établir ?
  • les activités à entreprendre
  • les livrables à produire
Pour répondre à cette clarification des rôles et responsabilités il existe un outil simple appelé RACI qui est une grille (matrice) comprenant 
  • en ligne les activités ou livrables
  • en colonne les rôles (ou groupes métiers) ou individus (qui ont des rôles dans le projet)
  • et les responsabilités dans les cellules de la matrice avec les valeurs possibles R, A, C ou I aux croisements des lignes et des colonnes
Signification RACI:
  • R: Responsable
  • A: Approbateur ou Autorité
  • C: Contributeur
  • I: Information
Explications complémentaires sur R et A:
2 interprétations sont possibles entre R et A donc attention à la convention que vous adoptez:
  • cas 1: R est réalisateur de l'action (responsable de l'exécution) et A est le pilote de l'action en tant qu'autorité. A doit faire en sorte que l'action soit exécutée
  • cas 2: R est pilote de l'action en tant que responsable de sa bonne exécution et A est "valideur" en tant qu'approbateur
Le premier cas représente la convention internationale.

Quelques règles:
  • il y a au moins un R par ligne
  • il n'y a qu'un A par ligne

26 mai 2012

Qu'est-ce qu'un objectif ?

Un objectif est un résultat à atteindre. 
A ne pas confondre avec un enjeu. Pour faire la distinction rappelez-vous des deux phrases suivantes:
  • Enjeu: pourquoi le changement ? (centré sur le pourquoi). C'est un regard sur l'écart entre la situation actuelle dont on constate des améliorations possibles vers une nouvelle cible à atteindre.
  • Objectif: changement à réaliser (centré sur le comment)
Un objectif doit être SMART (moyen mnémotechnique "intelligent" en anglais):
  • Spécifique: se focalise sur un point particulier
  • Mesurable: les critères de succès sont identifiés et les indicateurs d'évaluation associés sont mesurables et les méthodes de calculs sont claires. Les indicateurs permettent de mesurer la performance (individuelle ou collective)
  • Atteignable: au sens Ambitieux et Adapté
  • Réaliste:
  • Temporellement défini: une date de fin est positionnée, des dates clés sont éventuellement identifiées (jalons)
Il est possible de formaliser les objectifs dans un tableau 4 colonnes:
  • Action: ce que l'on va mettre en œuvre
  • Critère: ce que l'on va observer pour voir si l'action a été réalisée
  • Indicateur: ce qui permet de dire si oui ou non l'action a été menée à bien, ainsi que des points de repère par pallier pour constater la progression vers le but défini
  • Date cible: date de l'atteinte de l'objectif
Enfin, un objectif collectif non partagé par tous n'est pas un bon objectif, il est indispensable de valider sa bonne compréhension ainsi que son acceptation, sinon quoi qu'il arrive il ne conduira pas à un résultat satisfaisant.
Donc évitez de vous engager dans de "mauvais" objectifs car comme l'écrivait Sénèque, "Il n'y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va".

Agir, les conditions pour mener à bien ses actions

Voici quelques règles simples pour se donner toutes les chances de réussir ses actions:
  • Tout d'abord les formaliser: les écrire nous lie à elles (essayer c'est l'adopter !)
  • Les écrire sous le format "verbe d'action à l'infinitif+complément"
  • Faire des phrases courtes (l'action doit tenir sur un post-it et se lire d'un seul coup)
  • Visualiser comment elles se dérouleront: s'il y a trop d'étapes cela signifie qu'il faut être plus fin, donc les redécouper
  • Faire en sorte que chaque tâche puisse être réalisée sans interruption, sinon les redécouper
Il ne s'agit pas seulement de bien les décrire pour les engager efficacement. C'est certes un bon pré-requis mais insuffisant. 
Il existe effectivement des conditions à réunir pour réellement pouvoir engager une action:
  • Être compétent pour la réaliser, soit être formé et savoir comment faire, soit avoir l'expérience suffisante
  • Avoir l'ensemble des pré-requis réunis pour exécuter la tâche entièrement. Il est impossible de faire une mousse au chocolat sans chocolat
  • Avoir la disponibilité pour la dérouler, c'est-à-dire se donner le temps suffisant. Cela signifie au préalable d'en estimer le temps approximatif mais aussi de ne pas être interrompu
  • Avoir l’énergie suffisante dont elle va avoir besoin pour aboutir
  • Être motivé pour l'engager, sans motivation certaine on aura tendance à trainer et ne pas aller au bout
Exemples:
  • "Faire 1h de course à pied" alors que je suis en costume et que j'ai à peine 30 minutes le midi: impossible les conditions ne sont pas réunies. Cet exemple ironique parait évident ici
  • "Écrire un livre": il fait redécouper en tâches élémentaires, formaliser l'objectif et l'histoire à raconter, identifier les acteurs, ensuite chapitrer et maquetter chacun des chapitres avec des idées directrices, identifier la taille de chaque chapitre en nombre de pages, est-ce qu'il y aura des photos, fixer la forme documentaire, rédiger les chapitres, ...
  • "Changer une ampoule": est-ce que je sais faire ? Est-ce que j'ai l'ampoule de rechange ? Suis-je motivé (il est vendredi soir 23h et je suis fatigué de ma semaine) ?

11 mai 2012

Créer son profil

La question qui se pose est : quelles informations mettre sur son profil ?
Il faut une photo, quelques informations personnelles, ce que l'on aime, ses objectifs et surtout quelques mots pour se vendre c'est-à-dire faire sa e-réputation, en bref ce que l'on peut apporter à la communauté.
Il faut donc valoriser votre profil par des compétences à apporter à votre réseau social.
Pour la photo il faut choisir une photo décontractée pas trop stricte, et qui donne une bonne image de vous et vous mette en valeur, sous un angle le plus favorable possible.
Pour les zones textuelles, ne vous surestimez jamais. Imaginez si vous aviez à prendre contact avec ce profil: envie ou non ?
En bref placez-vous à la place de celui qui lira votre profil : est-ce que j'ai envie de rencontrer cette personne ?

10 mai 2012

Comment choisir son blog ?

Le blog est bel et bien le support pour capitaliser son expérience. Il permet de la valoriser concrètement.
Le choix du "bon" blog est donc imparable. Il faut bien se lancer.
Deux leaders principaux:
- wordpress
- blogger
Le premier (wordpress) est apparemment plus complet et plus pro.
Le second (blogger) est plus simple et plus intuitif.
A priori pour profiter des fonctionnalités larges de wordpress, il faut l'installer chez un hébergeur (et le maintenir) alors que blogger est online sans rien faire.
Ma préférence allant vers la simplicité et la rapidité de mise en œuvre (5 minutes) mon choix s'est porté sur blogger.
Pour le comparatif détaillé cliquer ici.