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18 mars 2019

Starfish, outil de retrospective

Le Starfish, outil de retrospective

Le starfish est un atelier permettant d'identifier des problèmes et des axes d'amélioration dans une équipe.
Cela permet ensuite de retenir des actions à mener collégialement et de démarrer un plan d'amélioration.

Matériel nécessaire


  • un board mural (paper board)
  • des postits
  • des marqueurs

Etapes


  1. Phase 1, Préparer - Dessiner sur le board une "étoile de mer" à 5 branches, puis nommer les branches dans le sens des aiguilles d'une montre
    1. Start
    2. More
    3. Keep
    4. Less
    5. Stop
  2. Phase 2, Réfléchir - Dans un timing donné par l'animateur (10 min par exemple), chaque membre de l'équipe rédige ses postits selon les consignes si dessous
    1. Start: les actions qui pourraient être lancées
    2. More: ce que l'on peut développer ou approfondir
    3. Keep: les bonnes pratiques à standardiser
    4. Less: ce qu'il faudrait faire en moins ou réduire
    5. Stop: ce qu'il faut arrêter
  3. Phase 3, Sélectionner - Procéder à une relecture, des regroupements et enfin un vote (3 votes par personne sur les postits que chacun considère prioritaire)
  4. Phase 4, Décider - Définir ensuite les actions ou chantiers à lancer dans un board de matrice Enjeux/Effort

18 novembre 2015

Argumenter et convaincre

Qui n'a jamais eu besoin d'argumenter sur un sujet précis afin de convaincre l'autre d'aller dans une direction voulue ? Voici un article qui décode les mécanismes de l'argumentation.

3 points clés pour convaincre

  • Donner du sens
  • Avoir un intérêt
  • Etre compétent (expertise, délai, ressources disponibles)
Travailler sur ces 3 points permet de créer du lien avec l’autre, le comprendre et détecter ses points de blocage.
Pour convaincre, il y a une dose de manipulation positive et cela repose sur un élément personnel des gens : est-on considéré comme « sains » par rapport à la situation ?
Dit autrement, si l'autre considère la situation malsaine pour lui, il n'ira jamais vous suivre quelquesoit l'argumentaire avancé.

Comprendre le comportement

On appelle SCG le « Système Central de Gestion » d’un individu.
Un stimuli (message) envoyé au SCG provoque une réaction, qui est soit "adaptée", soit "non adaptée":
 
 
 Il y a donc 3 leviers possibles, modifier :
  1. La chose
  2. L’environnement (au sens contexte)
  3. L’objectif
Pour qu’une argumentation soit valable, il faut une suite de concessions mutuelles équitables.
Mais attention argumenter et convaincre:
  • Ce n’est en aucun cas changer l’autre
  • C’est donner les infos à l’autre pour qu’il se fasse sa propre analyse/conviction

Différents environnements 

 

Principes de bases du SCG

 
Pour viser une réaction souhaitée, si cela ne fonctionne pas, c’est que l’une des valeurs, intérêts ou compétences n’est pas satisfaite

4 types d’intérêts

Voici les 4 types d'intérêts d'une personne:
Echainement pour une évolution:

Echainement pour un changement en rupture:

Les styles de communication

Pour argumenter et convaincre, selon la configuration de l’autre, le comportement doit être adapté. Les facteurs à prendre en compte portent sur le cadre de la situation, la compétence de la personne/groupe, ainsi que la motivation qui symbolise le niveau d’énergie prêt à être consenti.
Selon ces facteurs, le style de communication est à adapter :
  • Motivée et compétente: style « délégatif » (il faut envoyer le stimuli seulement)
  • Pas motivée et compétente : style « soutien » (chercher ce que l’autre n’a pas compris)
  • Motivée et pas compétente: style « coach » ou « formateur/accompagnateur » (transférer l’expertise, agir sur les délais et les ressources)
  • Pas motivée et pas compétente: style « directif »
Les styles et les actions à mener
  • Style délégatif : fixer un objectif, une tâche, tracer le cadre de la délégation, les points de contrôle et la communication réciproque
  • Style soutien : fixer l’objectif clairement en valorisant les compétences, solliciter les idées de l’autre pour le faire adhérer, adapter les solutions selon la marge de manœuvre, suivre et évaluer
  • Style « coach » : être convaincu soi-même et expliquer le pourquoi, être précis dans les interrogations de l’autre, transférer le savoir-faire et contrôler
  • Style « Directif » : affirme froidement, sans détour et les attentes pour quand, vérifie la bonne compréhension et contrôle l’exécution
Les contrats managériaux sous-jacents sont :
  • Motivation + / Compétence + : Développement
  • Motivation - / Compétence + : Responsabilisation
  • Motivation + / Compétence - : Formation
  • Motivation - / Compétence - : Changement

Processus

4 étapes clés :
  • Le cadre
  • Le problème
  • L’intention
  • L’envie
Ex. « Mon intention est que cela revienne à l’équilibre comme avant, pour toi et pour moi »

Etapes de résolution de problèmes

  • Enoncer le problème : définir ce qui ne va pas, recenser les faits (QQCOQP)
  • Définir un objectif : quel résultat SMART (simple, mesurable, atteignable, réaliste, temporellement défini) est à atteindre ?
  • Analyser les causes : pourquoi les faits se sont-ils avérés ? méthode 5 pourquoi
  • Elaborer des solutions : que faut-il faire pour que le couple Cause/Effet disparaisse
  • Mettre en œuvre : quel est le planning, qui fait quoi, quand ?
  • Suivre : s’assurer que le résultat atteint est conforme aux attentes
Note : On retrouve les principes DMAIC du Lean Six Sigma (Define, Measure, Analyze, Improve, Control)

 

Les automatismes 

Exemple :
  • « A » parce que « B » : justification
  • « B » donc « A » : argumentation (plus robuste que la justification)
Différents chemins possibles pour atteindre un résultat:
Il existe une infinité de chemins pour passer d'un point A à un point B . Prenons l'exemple d'un bateau qui doit se rendre à un port. Le phare symbolise l'orientation. On ne cherche pas à l'atteindre mais plutôt un port où débarquer.
Pour y parvenir, il faut voir le phare pour s'orienter, connaitre les vents favorables pour s'aider ainsi que connaitre les freins qui empêchent d'avancer:
Ainsi, dans une argumentation, il faut visualiser la situation de départ et le "rêve" à accomplir, ainsi que les chemins étapes par étapes à parcourir.

Dans le jeu, 3 rôles

 
Si l’autre rentre dans un jeu, le but est d’y entrer consciemment pour se positionner comme sauveur.
Différents jeux :
  • SVP: Sauveur/Victime/Persécuteur
  • JTTMS : « Je te tiens mon salaud ! » en persécutant l'autre
  • Aime-moi : « si tu fais pas ça, je ne t’aime pas ! »
Comprendre les mécanisme de jeu et détecter consciemment que l’autre rentre dans un jeu, permet d’y entrer aussi, et de le ramener en mode « sécurisé » et enfin réussir à argumenter, puis convaincre sur une base factuelle et rationnelle

Les désaccords

  • Léger (sur les faits ou sur l’interpretation des faits)
  • Lourd (sur les buts, sur les méthodes ou sur les valeurs)
Un conflit est un désaccord qui « pourrit ».
Le but d’un manager est de placer son équipe en « performance » c’est-à-dire :
  • Il préserve l’équipe  (intelligence analytique)
  • Il enlève l’insécurité (intelligence émotionnelle)
  • Il met en place les rôles/responsabilités (intelligence collective)
Le conflit

Orientation de la motivation

  • Résignation
  • Fuite
  • Adaptation
  • Rebellion
 
La règle n’est pas de trouver les bons arguments pour éviter le conflit mais plutôt d'entrer en conflit pour trouver les bons arguments.

Conclusion

L'argumentation est quelque chose qui se développe chez l'individu au fur et à mesure de sa propre expérience personnelle. Malgré les quelques clés, processus et outils présentés ci-dessus, cela reste néanmoins un apprentissage au quotidien.
La pleine conscience des rouages sous-jacents permet de monter en maturité sur ce sujet et le décodage des situtations en devient alors facilité. Votre terrain devient alors votre terrain de jeu.
 

26 mai 2015

Comment être acteur de son propre développement personnel ?

Bien souvent, les personnes souhaitent approfondir certains points de leur vie mais n’ont pas forcément de méthode pour le réaliser. Voici une méthode pour faire un tour d’horizon d’un sujet en particulier et pour embarquer les principes clés dans sa vie de tous les jours.

Voici comment bien utiliser un livre de développement personnel et mettre en application les principes clés en mode PDCA (Plan-Do-Check-Act):

·         Plan (moins de 2 heures) :

o   Point de départ : avoir une intention certaine d’apprendre et d’appliquer les principes autour d’un  thème souhaité de développement personnel

o   Identifier un livre de développement personnel à approfondir (conseil : tenir compte des avis des revues sur les sites marchands du Web pour savoir si le livre est reconnu comme une référence)

o   Faire un tour d’horizon du sujet évoqué

§  Lire le sommaire du livre et comprendre sa structure

·         Eventuellement lire le livre en lecture rapide (doit être fait rapidement en moins d’une heure)

§  Trouver sur internet une revue synthétique moins de 10 pages du livre en question et s’en imprégner en la lisant 2 fois

Livrable : faire une mindmap du sujet (c’est la structure de pensée qu’il est nécessaire d’intégrer par la suite pour son propre développement personnel) sur un ou deux niveaux seulement

·         Do :

Apprendre/comprendre les principes (en mois de 10 heures maximum)

o   Approfondir le thème et développer les différents principes

§  Dans le livre, lire deux fois chaque chapitre avant de passer au suivant

·         Souligner les idées importantes

·         Arrêter la lecture sur les principes clés et s’interroger sur les possibilités d’intégration personnelle de ces principes, annoter le livre

·         En fin de chapitre : compléter la mindmap

§  Ecouter un audiobook du livre (disponible par internet quand cela est possible) è compléter la mindmap

o   Une fois la synthèse réalisée, identifier quelques principes (quelques pouvant être tous) à mettre en pratique dès que l’occasion se présente

§  Lister les principes applicables pour son propre développement personnel et prendre un engagement moral de les mettre en application, puis les consigner dans un document (type journal intime, journal de bord)

Appliquer les principes dans le quotidien (quelques minutes journalièrement sur plusieurs semaines)

o   Tenir le journal de bord en consignant les réussites en temps réel (ou en fin de journée) ainsi que les écueils lorsqu’un évènement rendant possible l’application d’un principe apparait

·         Check (mensuel ou trimestriel par exemple, moins de 2h) :

o   Passer en revue le journal de bord

o   Passer en revue la mindmap et vérifier quels engagements ne sont pas tenus, se demander pourquoi

o   Faire un feedback (ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas) et analyser

o   Contrôler les progrès qui ont été réalisés. Se demander quelles améliorations sont notables,  quelles erreurs ont été commises, quelles sont les leçons à tirer.

·         Act (après le Check, moins d’une heure) :

o   Intégrer naturellement les principes qui ont apporté des résultats positifs dans sa vie de tous les jours de manière durable

o   Sur les écueils, analyser comment cela aurait pu être mis en œuvre autrement et refaire une boucle PDCA ou bien renoncer définitivement aux principes à ancrer

6 mai 2015

Le management visuel, Magnets prêts à l'emploi

Voici des exemples de planches A4 prêtes à imprimer et à découper pour réaliser des cartes utilisables pour du management visuel.
Conseil: à imprimer sur support A4 160g ou plus, puis les plastifier pour la durabilité, ensuite coller des aimants au dos pour un usage sur plaques/murs métalliques.

Indicateur VERT/ORANGE/ROUGE:

Indicateur OK/En cours/KO:

Indicateur Smiley:

Indicateur météo:

Tendance:


Nombres (exemple dans la gestion des risques/problèmes)

15 septembre 2013

Comment devenir une équipe performante ?

Voici ce que l'on attend d'une équipe autonome:
  1. produire de la valeur ajoutée visible pour ses clients
  2. avoir un fonctionnement standardisé et réactif
  3. être responsable collectivement des résultats obtenus
  4. piloter son amélioration continue
C'est bien en renforçant le travail collaboratif de l'équipe et son engagement que l'on peut chercher à améliorer et optimiser sa performance sur les résultats produits et ses processus.

Alors que faut-il mettre en place ? Comment faire concrètement ?

1) Définir la mission et les processus de l'équipe
La formalisation des SIPOC (Supplier Input Process Output Customer, ou Fournisseurs Entrées Processus Sorties Clients) de l'équipe est indispensable et constitue la première brique.

2) Définir les indicateurs de résultats et de processus
Les attentes clients doivent s'accompagner d'un ou plusieurs indicateurs clés de performance (KPI de résultats). La sélection de ceux à améliorer est nécessaire: pour cela il faut identifier des KPI de processus sur lesquels agir, qui constituent de véritables leviers.

3) Mesurer les indicateurs de processus et identifier les écarts
La mesure permet de faire le point et de déterminer les zones de stabilité et les zones à améliorer. Ce sont les écarts qu'il faut renforcer. Une fois la liste des actions de progrès (LDAP) établie, il faut ensuite prioriser les sujets à traiter en utilisant la matrice 9 cases par exemple.

4) Mener les actions de progrès
L'utilisation de la roue du PDCA est préconisée pour mener les actions de progrès.

5) Standardiser
Il s'agit de formaliser ou modifier les standards impactés par les points durs (cf actions de progrès) pour qu'ils ne réapparaissent plus. Les nouveaux standards validés doivent ensuite être déployés (formation des exécutants).
Il est également indispensable de superviser les standards en vérifiant qu'ils sont applicables et appliqués, en les révisant périodiquement avec un système de gestion des standards. 
Il faut également s'assurer  que les compétences de l'équipe se renforcent au travers d'un système de gestion des compétences.

6) Animer l'équipe
La mise en place d'une animation structurée et périodique permet de piloter l'activité de l'équipe au quotidien et de traiter les points durs et problèmes.

7) Évaluer la performance de l'équipe
Des bilans réguliers et la mesure des indicateurs doivent impérativement s'inscrire dans la supervision générale de l'équipe, pour savoir où elle est et où elle va.

Synthèse
Viser la performance passe d'abord par la formalisation de l'existant, la mise en place d'indicateurs de résultats et de processus, mais surtout par des mesures périodiques permettant d'identifier des écarts constituant de véritables leviers et actions de progrès.
L'équipe performante, c'est avant tout l'équipe responsable et apprenante.

14 septembre 2013

Savoir remonter et traiter les problèmes au bon niveau !

Plus on intervient au sein des équipes dans une entreprise et plus on peut constater un paradoxe autour des problèmes: une entreprise, une organisation, un projet ou une personne peuvent avoir leurs indicateurs dans le rouge et pourtant, à l'intérieur même les acteurs précisent qu'il n'y a pas de problème, ne veulent pas en parler.
Le "problème" semble être un sujet tabou. Certains pensent que montrer ses problèmes est une source de vulnérabilité probablement. Si je dévoile mes problèmes, comment les niveaux hiérarchiques vont-ils recevoir l'information ? "M. X a toujours des problèmes, je préfère ceux qui n'en ont pas !" pourraient dire certains.
A vrai dire, l'être humain ne cherche-t-il pas à fuir ou éviter les problèmes ?
Alors comment faire en sorte que le problème soit justement une source d'amélioration (de défi), une richesse sur laquelle travailler ?

Petit détour vers un autre écueil, celui de la priorisation
Une analogie est possible avec le thème de la priorisation concernant ce sujet.
En intervenant auprès d'équipes pour faire prioriser des sujets (nouveaux projets de l'année à venir, cadrage d'un périmètre fonctionnel à développer, priorité sur un plan d'actions, mais aussi à titre personnel, les travaux de rénovation de la maison par exemple), si vous demander aux contributeurs de faire deux paquets, ce que l'on retient (priorité 1) et ce que l'on ne retient pas (priorité 2), vous aurez toutes les chances de retrouver les sujets en priorité 1. Dans ce cas, le travail de priorisation est inefficace.
En changeant d'approche et en demandant de considérer chaque sujet à faire l'un après l'autre, jamais deux en parallèle (on termine toujours ce que l'on commence), l'exercice change complètement.
Il devient aussi plus difficile car il faut trancher entre deux éléments en se posant la question: "lequel des deux est le plus important pour moi ?".
Une fois la liste des éléments triée, il suffit de poser des options de dates, s'il s'agit de budget ou de temps, moyennant l'estimation de chaque élément, il devient simple de savoir où s’arrêter.
Revenons à notre sujet principal, les problèmes.

Adopter un autre regard sur les problèmes, une méthode simple et efficace
Si vous demandez à quelqu'un s'il a des problèmes, il vous dira que non, en tout cas les problèmes ne viendront peut-être pas spontanément à l'esprit.
Par contre si vous demandez quels sont les deux points durs du moment (volontairement en oubliant le mot "problème") et que pour chaque point dur vous demandiez d'y associer un indicateur de gravité (impact ou force suivant le vocabulaire qui vous convient) suivant une échelle de 1 à 5 vous obtiendrez des résultats.
Exemple de graduation:
  • 1="je vais m'en sortir seul"
  • 2="je pense pouvoir m'en sortir seul avec l'aide d'un collègue dans l'équipe"
  • 3="mon hiérarchique doit m'aider à son niveau"
  • 4="mon hiérarchique doit m'aider avec d'autres personnes de son entourage direct (homologues)"
  • 5="cela va avoir un import fort au delà de notre service"
Cette graduation montre qu'il n'est pas possible de n'avoir aucun point dur, même de niveau 1, il y a toujours un sujet de la semaine plus compliqué que les autres, même ultra simple (voir la priorisation ci-dessus, sinon c'est qu'on ne fait rien !).

Si l'on applique cette méthode à l'échelle d'une équipe à taille humaine (moins de 10 personnes) dans le cadre de son management, on se retrouve avec deux "points durs" par personne valorisés de 1 à 5: pour le responsable de l'équipe, il reste à les trier et à remonter à son tour par le canal des points durs au cran au dessus par capillarité.
  • s'il n'a que des éléments 1 à 3 à son niveau, il remontera avec des niveaux 1 à 3
  • s'il a des éléments 4 à 5, il y aura escalade (éventuellement de plusieurs niveaux)

Indicateur de tendance
Il est possible d'ajouter un indicateur de tendance prévisionnelle à côté de la force en ajoutant par exemple "+,-" ou des flèches.
  • signe "+":  tendance à la hausse
  • signe "-": tendance à la baisse 
Mais attention à garder un système simple.

Extension du système, un système de management d'équipe
Si l'on considère ce système comme rituel d'équipe hebdomadaire (animation de l'activité courante à un rythme hebdomadaire), pourquoi ne pas profiter de ce système en ajoutant une valeur "0" pour que le collaborateur partage les 2 ou 3 sujets du moment pour information (les faits marquants de sa semaine) ?
Standard
  1. Collecte (vendredi soir semaine S-1)
    1. Chaque vendredi soir les membres de l'équipe (individuellement) note leur activité de la semaine (maximum 5 sujets) importants (par défaut le post-it a un poids à 0)
    2. Chacun évalue les post-it de 0 à 5, les priorise par ordre d'importance dans sa ligne (de gauche à droite), avec les deux premiers à gauche avec un poids non nul
  2. Animation équipe (lundi matin semaine S)
    1. En tour de table individuel (5 min par personne), les membres présentent leurs sujets et commentent le poids (éventuellement recadrage si le chef d'équipe apporte des éléments)
    2. Des actions sont à préciser: si le poids est de 3,4 ou 5, le chef d'équipe prend le sujet, si le poids est 2, alors qui de l'équipe pourra apporter de l'aide ?
  3.  Escalade (semaine S)
    1. Le chef d'équipe précise les actions à son niveau et escalade si besoin
Contrôle visuel
  •  Les deux colonnes rouge (gauche) possèdent des post-it avec un poids non nul
Généralisation à la dimension de l'organisation
En appliquant cette pratique de management en cascade (bottom-up), cela constitue un système complet de remontée des problèmes. Mais attention, un chainon manquant rend le système inefficace.
En synthèse, une culture de remontée et de traitement des problèmes au bon niveau est une ligne managériale forte et suppose que tous les acteurs de l'organisation s'inscrivent dans cette démarche d'excellence.
Une fois les problèmes au bon niveau, il faut ensuite se lancer dans le traitement des problèmes en appliquant des techniques avérées de résolution de problèmes ("5 pourquoi", ...).
Alors bonne mise en œuvre, en espérant que cet article vous aura éclairé !

30 août 2013

Comment réguler les tensions relationnelles grâce à la méthode DESC ?

Le DESC est un outil de communication efficace pour traiter d'un problème comme notamment un conflit avec une personne.
Bien souvent il est difficile d’exprimer la gêne occasionnée par une situation vécue à une personne qui est à l'origine du problème. Cette méthode permet de dire les choses en préservant la qualité de la relation et permet d’obtenir l’écoute de l’autre.

Pour mieux comprendre, il faut savoir distinguer dans un message la partie informative et la partie émotionnelle. Pour être bien reçu de l'autre, il est indispensable que les deux combinés ensemble soient percutants: le message doit être compréhensible et non agressif.

DESC
Le DESC signifie:
(D)escription de la situation qui pose problème
Il s’agit de décrire des faits concrets et observables.
(E)xpression du problème posé par la situation, en exprimant ses sentiments, ses émotions
Cela donne de la sincérité à la relation et est en général irréfutable.
(S)olution pour résoudre ou éliminer le problème en question
Il s'agit d'une proposition, la solution doit être commune.
(C)onséquences positives de la solution proposée
Il faut expliquer les inconvénients et conséquences négatives si le problème perdure.

Principes d'usage
Le DESC est à utiliser rapidement, sans laisser trainer les choses et attendre qu'elles se réglent d'elles-mêmes. Il faut agir au bon moment, quand l'autre est disponible et à l'écoute.
Un DESC = un seul problème, cela signifie qu’un assemblage de différents problèmes dans un DESC le voue à l'échec.
Le DESC doit se faire en privé, pour ne pas mettre l'autre en défaut publiquement.

4 points de vigilances

1) Se méfier de la généralisation
Il faut absolument éviter les imprécisions, ne pas être vague (éviter « toujours », « jamais »,  utiliser des mots "souvent"), et chiffrer objectivement.
Dans le même esprit, il faut éviter l’exagération, comme transformer un cas particulier en grandes règles générales, ce qui revient à manquer d'objectivité.

2) Éviter les accusations
On considère qu’il y a accusation lorsque l’on:
- attribue à l'autre la responsabilité de ses propres sentiments
- montre du doigt la responsabilité de l'autre
- fait un procès d'intention

Il s’agit donc d’assumer ses propres sentiments par l'emploi de "je", et de relier les problèmes à la situation vécue.
En effet, il vaut mieux éviter de relier les problèmes aux personnes et ne pas faire de procès d'intention.

3) Respecter la personne en tenant compte de son statut
Imposer brutalement son point de vue est incompatible avec une relation de qualité.
Être directif est possible si l'on s'adresse à un subordonné, mais de façon correcte.

Il s’agit de présenter la solution comme une proposition, par des formulations de type « est-il possible de ... » par exemple.
Cela suscite ainsi l'ouverture de l'autre et l'autre est invité à réfléchir à la proposition.
Il est indispensable de tenir compte du statut de l'autre dans sa formulation.

4) Créer une image positive de la solution proposée
Pour cela il faut utiliser l’un des deux mécanismes mentaux suivants

  1. chercher à éviter quelque chose (et que le problème se reproduise)
  2. chercher à obtenir quelque chose
Conseil: pour formuler une idée positive, il faut éviter des mots négatifs accompagner d'une négation.

Conseils de mise en œuvre
  1. écrire son DESC avant de se lancer
  2. vérifier qu'il respecte les 4 points de vigilances ci-dessus
 Un DESC préparé est un DESC gagnant.


Exemple

Plusieurs fois lors d'une séance, un participant répond à son téléphone portable et interrompt ainsi la discussion.

Habituellement sans le DESC :
« Tu passes ton temps à faire autre chose sur ton ordinateur en réunion de service et tu n’écoutes rien. La prochaine fois, je te retire ton ordinateur devant tout le monde. »

Communication avec le DESC :
(D) "Lors de notre dernière réunion de service, lorsque je t’ai questionné au sujet du dossier X,  tu m’as fait répéter ce que j’avais déjà dit préalablement et cela s’est reproduit quand nous avons parlé du dossier Y et du dossier Z. Tu m’as semblé très concentré sur ton ordinateur à ces moments-là."
(E) "Je suis en colère car cela a perturbé la réunion qui a duré plus de temps que prévu."
(S) "Je te demande d’être plus attentif pendant la prochaine réunion, ce qui nous permettra d’ailleurs de diminuer sa durée. Que penses-tu de suivre notre réunion sans ton ordinateur ?"
(C) "C'est important pour moi que chacun soit pleinement impliqué et que notre réunion de service soit efficace. Sinon, je songe à rallonger de 30 minutes les séances à venir."

Alors à vous de jouer …

4 juillet 2013

Comprendre les causes possibles d'échec du coaching et se mettre en situation de réussite des interventions

Avec du recul et mon retour d'expérience, j'ai dressé une liste de causes possibles d'échec ou du moins de freins au bon déroulement d'un coaching.
Prise en main dès le début et passée en revue périodiquement dans un cadre d'une supervision, la checklist proposée ci-dessous permet ainsi au coach (et plus largement au dispositif de coaching) de dévier certains pièges et de limiter les risques d'échec de l'intervention même.
Cette liste peut constituer un guide d'auto-coaching (en terme de gestion des risques) pour le coach afin qu'il mette en place les plans d'actions de correction de son activité de coach.

Les items sont classés "chronologiquement" par ordre d'apparition possible:
  • Mauvaise compréhension du coach du périmètre dès le départ 
  • Aucun accompagnement du changement des coachés (... et du management), ou accompagnement insuffisant
    • présenter ce qu'est le coaching, ce que n'est pas le coaching
    • détailler les étapes du coaching (processus RPBDC)
    • présenter l'organisation et les rituels
  • Aucun bilan initial (le km 0) pour démarrer
    • lorsque le périmètre est ciblé, établir une liste de sujets d'accompagnement au préalable et la passer en revue 
  • Aucun objectif clair, des attentes imprécises (objectifs, trajectoire)
    • formaliser les objectifs, les attentes sur papier
    • communiquer sur la trajectoire envisagée pour attendre ces attentes 
  • Aucune borne temporelle pour cadrer la mission
    • cadrer le coaching par des petites étapes successives avec des objectifs définies (type quick-wins) 
  • Aucune formalisation des critères de fin du coaching
    • la question est de savoir comment le coaché saura que le coaching a atteint son but
    • la phrase magique : "si vous vous réveiller un matin et que la bonne fée est passée en vous disant que le coaching prend fin, comment allez-vous identifier que c'est ce jour ?" 
  • Attentes (besoins de coaching) qui ne vient pas du coaché 
  • Coaché qui n'est pas celui qui a besoin du coaching
    • avoir un entretien tripartite avec le management permet de détecter si le coaching est au bon niveau 
  • Difficulté des coachés de parler des problèmes (accepter de ne pas être parfait, accepter les erreurs)
    • essayer de comprendre l'attitude du coaché vis-à-vis des problèmes, des erreurs, ...
  • Peur de l’échec du coaché (pourtant il n'y a pas d’échec mais des expériences à accumuler) 
  • Aucun suivi des résultats et aucun feedback régulier (à utiliser dans la boucle d'apprentissage)
    • mettre en place des rituels réguliers prévus pour faire des bilans réguliers ou intermédiaires rapides, efficaces et cadrés 
Comme nous l'avons vu, en cas de difficulté, une analyse de la situation s'impose, "faire le point et corriger" demeure la meilleure stratégie lorsque l'on pressent un risque de dérapage. Prendre ainsi conscience de ces causes d'échec permet alors au coach de reprendre la main et de réussir sa mission.

20 juin 2013

Le coaching, ce qu'il faut retenir

Le coaching se développe fortement depuis une dizaine d'années en France. Il pénètre progressivement le monde de l'entreprise car les enjeux sont comparables au monde sportif où la compétition, la recherche de l'excellence et l'amélioration des performances règnent. Il s'agit de favoriser un environnement de croissance et d'optimisation du potentiel de la personne.
L'intervention de coaching vise avant tout à développer une stratégie d'action, portée par une méthode et des outils. Cette stratégie prend appui sur les attentes du client.
Le coaching en milieu professionnel est un processus d'accompagnement d'une personne ou d'un groupe avec comme objectif d'augmenter le potentiel des individus. Cela suppose que le coaché possède les compétences, le coach étant un catalyseur mobilisant les énergies, un facilitateur de changement.
Le mot coach vient de "cocher", le cocher étant la personne qui conduit la voiture tirée par des chevaux, c'est le "guide" qui conduit le passager du point A vers un point B.
Mais le mot coaching prend aussi comme sens "accompagner", "entrainer" ou "motiver".
La raison d'être du coaching vient d'un besoin d'une aide extérieure face à des difficultés ou interrogations, parfois d'échapper à la solitude pour des dirigeants.
Le premier objectif de l'intervention du coach est de créer un espace de confiance et de partenariat.
En second, c'est la capacité du coach d'identifier les enjeux du coaché.
Enfin, c'est la stimulation provoquée par le coach.

L'enjeu du coaching est de dépasser et de s'écarter de la zone de confort du coaché pour le faire accéder à de nouveaux comportements, savoirs qui génèrent le progrès.
Mais attention, le coaching n'est ni conseil, ni formation, ni thérapie.
En effet, les deux premiers ont une nature de transfert de compétence ou de technologie, une relation de type client/fournisseur. Le troisième accède à des informations plus profondes, psychiques et personnelles alors que le coaching s'adresse à la dimension professionnelle. Le coaching a d'ailleurs un impact plus ponctuel.

Le coaching introduit un contexte circulaire entre le coach et le coaché par un effet miroir, au travers d'un relation co-construite: un contrat responsabilise ainsi le coaché dans cette relation.
En synthèse le coaching est un espace de construction de sens.
Paradoxalement, la mission du coach est bornée dans le temps alors même que le coaché accède à des améliorations significatives. C'est la philosophie même de l'intervention que de rechercher une autonomie durable du coaché.

Courants et approches

Zoom sur l'approche systémique:
L'approche systémique émerge de deux courants:
  • la théorie des systèmes qui soutient qu'un groupe agissant en interaction est plus important que la somme des personnes individuellement
  • la cybernétique qui s'intéresse à l'autorégulation et l'apprentissage des systèmes par des processus de traitement et de recyclage de l'information
L'approche systémique est constructiviste et l'acteur est le constructeur de sa réalité.

Zoom sur les thérapies brèves:
L'objectif fondamental d'une thérapie brève est d'accorder une période de temps "timeboxée" (limitée dans le temps) pour résoudre un problème. On se focalise sur la recherche de solution plutôt que d'étudier les sources de problèmes. C'est l'individu qui détient la solution, on cherche à maintenir ce qui fonctionne et on propose le changement à ce qui ne fonctionne pas.
Les méthodes de ce type de théories sont proches des techniques de coaching:
  • définition du problème
  • accord sur les objectifs de résolution
  • mise en œuvre et évaluation
D'autres approches comme l'analyse transactionnelle, la Gestalt ou la PNL se centrent quand à elles sur des valeurs d'autonomie, de créativité et de développement personnel. Des outils sont ainsi utilisables dans le coaching.

Le coach
Dans le cadre de sa relation intersubjective, le coach navigue entre savoir-être et savoir-faire, dans un aller-retour permanent entre processus et contenu.
Son savoir-être se caractérise par sa posture faite de qualité d'être (confiance en soi, sérénité, cohérence interne, positivisme) et de compétences relationnelles qui conditionnent l'interaction.
Son savoir-faire est important, doté d'un nombre important d'outils comme les techniques d'écoute et de questionnement, la capacité de diagnostic, les compétences relationnelles pour analyser le partenariat, les approches cognitives et la préparation au changement.

Le mode d'intervention du coach
Un processus en spirale de 4 étapes (PACS) permet de conduire le coaching:
- description du Problème
- Analyse de la demande
- élaboration d'un Contrat
- recherche de Solutions
La méthode RPBDC (Réel, Problème, Besoin, Demande, Contrat) permet également de mener le coaching en déroulant chaque étape pas à pas.
Il s'agit schématiquement de définir le problème, de fixer des objectifs, de les valider et de travailler sur des solutions.

28 mai 2013

Comment mesurer l'utilisabilité d'un système ou d'un service ?

Le questionnaire SUS (System Usability Scale) est un questionnaire permettant de mesurer rapidement l'utilisabilité d’un système.
Il peut être facilement mis en place pour étudier un existant ou éventuellement qualifier une livraison lors d'un laboratoire de convivialité avec des utilisateurs clés par exemple.
Le questionnaire SUS est composé de dix questions qui permettent de recueillir le point de vue de l’utilisateur sur l'usage d'un système.
L'évaluation subjective de l'utilisateur est faite sur une échelle de 1 à 5 de "Pas du tout d’accord" à "Complètement d’accord".
 
Comment utiliser le questionnaire SUS ?
Une fois le système appréhendé, chaque utilisateur interviewé doit accorder un temps de réponse court à chaque question et donner une réponse subjective.
Toutes les questions doivent absolument être renseignées. En cas d'indécision, l'utilisateur devra répondre au milieu de l’échelle.
Le résultat consolidé du questionnaire SUS est un point d'entrée pour analyser l'utilisabilité du système.
 
Comment calculer le score SUS
Pour calculer le score de SUS :
  • pour les questions impaires (1/3/5/7/9) le score est le résultat sur l’échelle moins 1 ("Complètement d’accord" prend la valeur 4 (5-1))
  • pour les questions pairs (2/4/6/8/10) le score est 5 moins le résultat sur l’échelle . ("tout à fait d’accord" prend la valeur 0 (5-5))
  • calculer le total des scores en les additionnant et multiplier par 2,5 pour obtenir le score final SUS de 0 à 100.
Note: le résultat obtienu n’est pas un pourcentage d’utilisabilité.
 
Questionnaire SUS
Q1) Je pense que je vais utiliser ce système fréquemment
Q2) J'ai trouvé le système inutilement complexe
Q3) J'ai trouvé le système facile à utiliser
Q4) Je pense que j'aurai besoin d'une aide technique pour arriver à utiliser ce système
Q5) J'ai trouvé que les différentes fonctionnalités du système étaient bien intégrées
Q6) J'ai trouvé qu'il y avait trop d'incohérences dans le système
Q7) Je pense que la plupart des gens peuvent appréhender ce système très rapidement
Q8) J'ai trouvé le système lourd à utiliser
Q9) Je me suis senti en confiance en utilisant le système
Q10) J'ai eu besoin d'apprendre beaucoup de choses avant de pouvoir utiliser le système
 
Synthèse
Ce questionnaire est d'une simplicité redoutable ne nécessitant aucune connaissance particulière comme prérequis.
Encore une bonne façon de recueillir du feedback des utilisateurs pour prendre conscience d'un existant ou s'assurer de la bonne adéquation au besoin en cas de nouveau développement.